Parcours N°3 : LES HÉROS DE L’ATTIQUE

Thèmes : Thésée (Θησεύς), fils d’Égée (Αἰγεύς), fils de Cécrops (Κέκροψ) ; Les Mystères d’Éleusis (Ελευσίνα) ; La bataille de Marathon (Μαραθώνας), le cap Sounion (Σούνιο)…

Miltiades / Μιλτιάδης (555>489 av. J.-C.)

la révolte d’Ionie : Depuis la moitié du VIe siècle av. n. è., les cités grecques d’Asie Mineure vivaient sous la domination des Perses. Dès le règne du roi Darius Ier, qui débuta en 522 av. J.C. le territoire perse ne cessa de s’agrandir sous l’effet des conquêtes, avant qu’un coup d’arrêt ne soit donné en 500 av. J.C. les Perses échouant devant Naxos. Depuis lors, et pendant les cinq années suivantes, l’expansion territoriale perse fut mise à l’arrêt à cause de la révolte des cités grecques d’Asie Mineure, et plus particulièrement celle de Milet, en Ionie.

Cartographie militaire des révoltes Ioniennes

https://www.geo.fr/histoire/bataille-de-marathon-histoire-de-lun-des-affrontements-les-plus-connus-de-lantiquite-216381

Phidippidès / Φειδιππίδης ; Le premier récit connu de la course de Marathon à Athènes du messager annonçant la victoire figure dans l’œuvre de l’écrivain grec Plutarque (46-120 ap. J.-C.), dans son essai « De la gloire d’Athènes ».

L’Attique est parsemée de lieux sacrés de natures et de formes très diverses : Sanctuaires de hauteur ou de sommet, grottes, simples autels ou puits à offrandes, temples modestes ou imposants… Dans la Grèce antique, le culte peut se passer de toute structure architecturale, il peut constituer un rituel de simples donations ou offrandes faites par exemple à l’endroit d’une source, ou d’une tombe très ancienne.

« Les grands mystères » – « τὰ μεγάλα μυστήρια » : la ville tire son nom du héros Éleusis, c’est l’un des cultes agraires les plus anciens et les plus établis du monde grec. les Mystères d’Éleusis se déroulaient en l’honneur des déesses mère et fille Déméter et Perséphone (Coré) dans ce sanctuaire situé en périphérie au nord de l’attique mais rattaché à Athènes par la voie sacrée « Ιερά Οδός ». Les célébrations d’Éleusis s’effectuaient chaque année au mois septembre-octobre avant l’automne jusqu’au 19e jour du mois de Boédromion. Ils comprenaient des rites de purification, un bain rituel dans la mer, trois jours de jeûne et l’accomplissement du rite central, encore mystérieux aujourd’hui. Pendant plus de mille ans, les Mystères d’Éleusis ont offert à leurs adeptes l’espoir d’une vie après la mort heureuse. À certains égards, ils présentaient des similitudes avec d’autres fêtes grecques comme les Thesmophories qui incluaient également le sacrifice de porcelets. Les érudits modernes disent que ces Mystères étaient destinés : « A élever l’homme au-dessus de la sphère humaine pour l’élever au rang divin et à assurer sa rédemption en faisant de lui un dieu et en lui conférant ainsi l’immortalité »

Perspective vue de la cour intérieur des petits propylées du sanctuaire d’Éleusis

Formule initiatique (κυκεών / cycéôn) : « J’ai jeûné ; j’ai bu le cycéon ; j’ai pris dans le panier et, après avoir travaillé, j’ai déposé dans la corbeille, puis, reprenant de la corbeille, j’ai replacé dans le panier. » « ἐνήστευσα, ἔπιον τὸν κυκεῶνα, ἔλαβον ἐκ κίστης, ἐργασάμενος ἀπεθέμην εἰς κάλαθον καὶ ἐκ καλάθου εἰς κίστην. »

Cartographie des constructions du Sanctuaire

Ce sanctuaire est dédié à Némesis / Νέμεσις déesse mythologique de la juste colère des dieux et du châtiment céleste. Le nom némésis dérive du verbe grec νέμειν / némein, qui signifie « répartir équitablement, distribuer ce qui est dû ».

https://books.openedition.org/pur/45740